Claire Mathieu, l’approximation pour contourner la complexité
A l’IRIF, situé au cœur du campus de l’université Paris Cité dans le bâtiment Sophie Germain – du nom de l’une des premières femmes mathématiciennes françaises –, la recherche en informatique théorique se mêle à l’histoire des sciences et des techniques. On y découvre derrière une vitrine un authentique Minitel ; là, l’un des premiers Macintoshs ; là encore, des disquettes et autres vestiges d’un passé technologique encore proche. Dans les locaux du laboratoire, aux murs fraichement repeints d’orange, les espaces communs sont tapissés de grands tableaux blancs recouverts de formules mathématiques. Des portraits de femmes de science habillent les couloirs, aux côtés d’affiches rappelant l‘importance de la lutte contre les stéréotypes de genre en recherche. C’est ici, pour ce portrait, que nous rencontrons Claire Mathieu. À l’aise devant la caméra, elle se distingue par une pédagogie naturelle, rendant accessibles des sujets complexes qui résonnent avec des problématiques bien actuelles.